Il semble qu’une personne de 80 ans ait passé 25 années de sa vie à dormir . Tout ce temps dans les bras de Morphée, ça me laisse pantoise . D’autant que, on va faire un prorata, à mon âge, j’ai donc dormi en gros 15 ans.
Alors déjà, une chose est certaine, ces 15 années, je les ai dormies entre 0 et 25 ans . Les seules années où j’ai pas trop dormi, c’est celle du CP, à cause de tous ces apprentissages, et la Terminale à cause de ce fichu BAC. Avec les enfants, on sait ce que nos nuits ont été et là depuis quelques années, mes nuits, je les passe plutôt dans ma cuisine à chercher des trucs à grignoter ( oui, c’est mal) , à lire des pages de Onfray pour essayer de me rendormir, à regarder à des heures indues les pages FB de mes amis. Et je peux vous dire que vers 3h du matin, il n’y a pas grand monde connecté. Donc l’addiction a ses limites.
Et d’ailleurs de voir que je suis la seule complètement insomniaque, ça me mine le moral. Donc merci de laisser vos ordi sur le mode open, ça me fera du bien.
Bref, tout ça pour dire qu’il serait intéressant de savoir combien de fois on baille dans sa vie, de sommeil je veux dire, d’ennui c’est encore plus fréquent. Personnellement, il y a des jours où je baille plus que je ne parle.
Quant aux conseils beauté qu’on lit çà et là, cette histoire de peau qui se régénère la nuit, encore un truc pour nous culpabiliser

Donc, comment je fais ? J’ai à peu près tout essayé, les tisanes, la rigolade puisqu’il parait que faire des blagounettes le soir ferait dormir comme un bébé, les médocs, l’homéopathie, l’acupuncture, l’hypnose…
Et j’en passe. J’ai tout de même remarqué un truc : les hommes après avoir fait l’amour, s’endorment illico, mais voilà, c’est un concept masculin qui ne fonctionne pas du tout sur nous, enfin sur moi.
J’ai compté des troupeaux entiers de moutons partant en transhumance, pour qu’il y en ait plus encore, j’ai visualisé des longueurs infinies de plages désertes sur des vidéos avec en fond une musique du Pérou ou de l’Inde, pratiqué la méditation, pris conscience de mon corps qui devenait lourd, lourd, essayé de limiter mes pensées puisqu’il parait que j’ai un cerveau plein d’arborescences et que je pense trop, jalousé mon chat Mimoune ( je vous en ai parlé précédemment) qui ronfle comme une marmotte malgré toutes ses siestes les unes derrière les autres, me suis fait masser etc… et bien, bernique, toujours les yeux ouverts. ET encore plus étonnant, ça m’a valu quelques visites chez l’ophtalmo : même quand je dors, j’ai les yeux ouverts . Pas complètement hein, mais une petite fente, toujours sur le qui-vivre . Je le conçois ça peut être effrayant !
La sieste, j’adore, mais voilà comme je ne serai retraitée que dans quelques années, je me vois mal dire à mes élèves, en début d’après-midi, allez hop, tout le monde fait un petit dodo sur sa table et moi itou. Et là , je regrette un peu de ne pas être japonaise, car eux ont fait de la sieste un must.

S’assoupir n’importe où se nomme, au Japon, l’ « inemuri », (« dormir alors que l’on est présent », dans sa traduction littérale). Les Japonais s’adonnent à l’ « inemuri » aussi bien dans les transports publics qu’à l’école et parfois même au travail. Et cette tradition de la « micro-sieste » réparatrice n’est pas mal vue, bien au contraire. Elle prouve que vous êtes crevé par votre boulot, donc que vous travaillez. Allez raconter ça à vos chefs de service ! Et d’ailleurs, j’ai appris il y a peu que les japonais pour se dire  » aurevoir  » se saluent d’un « otsukaresama deshita  » ce qui signifie « vous avez l’air fatigué monsieur » et conséquemment allez vite piquer un roupillon.
Et bien là, les japonais, ils nous mouchent en quelque sorte. Et si le japonais répugne à dormir contre la vitre du métro, pas de problème, moyennant quelques monnaie du pays, j’ai la flegme de chercher laquelle, il peut se prendre une couchette dans un  » hôtel capsule ». L’équivalent d’un hôtel de passe, mais pour dormir juste.
Et vous, vous faites quoi la nuit, à part dormir, je veux dire ?

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