Je crois qu’avec le temps, s’il y a bien un domaine où on apprend c’est de notre confiance en nous-mêmes. La confiance en soi varie d’une situation à une autre car l’être est protéiforme : Je peux avoir confiance en moi en certains domaines et pas du tout dans d’autres.

Le rapport aux autres

L’âge aidant, cette confiance en soi se renforce par la connaissance de soi, mais se trouve sans cesse en butte aux autres. Car ce sont nos rapports aux autres qui vont ébranler ou conforter cette confiance que nous avons en nous-mêmes.

Avoir un blog par exemple est à mon sens un joli signe de confiance en soi. Il ne pourrait exister si je n’étais lue, il ne pourrait exister sans vos commentaires ou alors ce serait un journal intime, tout autre donc dans sa forme et son support.

Nous cherchons dans le regard de l’autre cette confiance en soi, une forme d’approbation, que nous aurions du mal à trouver seuls, par certains aspects, sur une île déserte.

Sur une île déserte justement, j’aurais pour ma part très peu confiance en moi car je me connais, je sais que je n’ai aucun sens pratique, que j’angoisse vite loin de la compagnie des autres étant, avant tout, un être sociable. En société, je vis mal l’agressivité et elle altère la confiance que j’ai en moi. Démunie, je me remets en cause systématiquement et profondément si cela arrive. Sachant cela, j’essaye d’aller vers des relations bonnes quant au retour sur moi, sans être dans la recherche de l’admiration de l’autre qui au fond ne participe pas à la confiance en soi. Un juste équilibre vers des relations qui me feront avancer et permettront à mon entourage d’avancer.

Arrêter de se comparer

Avec l’âge j’avais par exemple perdu toute confiance en moi dans la relation amoureuse. Je doutais de mon apparence, de ma capacité de séduction, je me comparais, passé le cap de la cinquantaine à des femmes plus jeunes, et c’est justement cette comparaison, ou ces comparaisons qui faisaient naître l’absence de confiance en soi.
Si on arrête de se comparer, si on s’accepte tel qu’on est, la confiance revient.

S’accepter et accepter l’imprévu

La confiance en soi passe en effet par une connaissance de soi ET une acceptation. Et bien oui, je ne suis plus la femme que j’étais, mais j’ai d’autres atouts, j’apprends de moi.

L’écriture en ce sens, dans la mesure où j’aime écrire, et que je me réalise là, participe à me donner confiance en moi. Se lancer dans une activité qui nous plait permet de s’engager sur cette voie d’autant quand on voit ou entend des retours intéressants sur son travail ou son activité.

On existe pas sans le regard des autres, d’autant quand ces regards nous viennent d’êtres chers.
L’imprévu, l’inattendu font partie de nos vies, on ne peut maîtriser tout ce qui arrive, il nous faut apprendre qu’il n’y a pas de recette en la matière, il me semble qu’il faut intégrer une fois pour toute cette donnée et à aimer le surgissement des inattendus et des imprévus qui vont parfois nous laisser démunis . N’est-ce pas finalement assez formidable que d’être encore  » démunis  » devant la vie et le signe qu’on aime cette vie qui nous surprend encore les bras ballants, qui nous fait perdre un temps confiance en nous, pour qu’elle surgisse ailleurs et que peu à peu se gagne une sécurité de soi à soi ?

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