De moi à vous

En attendant Bojangles

Il y avait de la folie dans cet amour entre ces deux là : Georges et sa femme ,
Constance/Hortense/Renée/Marguerite/Georgette (chaque jour le mari donne à sa femme un prénom différent).
Un couple complètement extravagant mais unis comme jamais.
Leur vie n’est que voyages, rires, amusements, danses notamment sur Mister Bojangles de Nina Simone.
L’histoire est racontée par le fils dans un style faussement naïf
qui à la manière de Candide permet de dire tout en dérision .
Constance glisse peu à peu …
dans la folie.

C’est imperceptible et sournois et il va falloir faire avec .

«  C’était à peine visible à l’oeil nu, mais il y avait un changement d’air, d’humeur autour d’elle. Nous n’avons rien vu, seulement senti. Sur elle, il y avait de petits riens, dans ses gestes, le clignement de ses cils, ses applaudissements, un tempo différent. Au début, pour ne pas mentir, nous n’avons rien vu, seulement ressenti. Nous nous étions dit que son originalité continuait à monter les escaliers, qu’elle avait atteint un nouveau palier. (…) Alors nous avons continué notre vie, nos fêtes, nos voyages au paradis. »


Le style déstructuré se structure, les phrases s’alourdissent de sens au fur et à mesure que Constance se perd.
C’est beau et émouvant. Beau parce qu’émouvant tant dans la mise en scène, le jeu des acteurs et bien sûr le texte qui m’avait fait penser quand je l’ai lu autrefois que peut être je ne rencontrerai plus jamais de roman aussi terriblement dans et hors la vie …

En attendant Bojangles ( d’après le roman d’Olivier Bourdeaut)
Théâtre des Béliers

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