J’ai commencé l’écriture de mon deuxième livre . Aussi, là les mots infusent, je les sors délicatement un à un maintenant que l’idée s’est faite plus précise. Je les sors et les pose sur la page, ils finissent par former une phrase, puis deux. C’est rude ce travail de l’écriture. Il faut avancer pas à pas, triturer les idées, les laisser s’envoler seules, accepter cela. Les rattraper, toi, non, tu n’es pas une bonne idée, pas le bon mot. Il faut inventer aussi parfois des mots qui vont.

Les doigts s’engourdissent sur le clavier, barrer, revenir en arrière, raturer, trier, peser, arrondir, épointer, ciseler. La phrase courte, le verbe disparaît.

La phrase longue qui reprend son sujet plus loin après la ponctuation et le sujet qui cherche sa place et la trouve tout à la fin de la phrase. Seul.

Avant il y a eu l’idée. Plusieurs jours à la retourner, la reformuler, la dire à voix haute, en sourire, trouver cela merveilleux puis plus du tout.

Et tout ça, le garder pour soi, se le chuchoter dans son silence, se l’approprier. Voilà, ce sera ça comme livre. Ce sera un recueil encore. Des histoires qui chutent, se muent en boucles, s’anéantissent dans les points de suspension.

Le discours direct qui disparaît parce qu’il hache le texte. Une voix qui se donne à entendre comme une respiration, une voix, la mienne.

Et entre les silences .

Le silence il sera là aussi, sur mon blog, parce qu’il ne faut pas gâcher les mots, parce que maintenant ils attendent de moi que je leur donne forme dans le livre.

Et puis après, longtemps après, il y aura vos yeux sur mes mots.

Et puis avant, il y a eu le titre, depuis longtemps. C’est là que le désir d’écrire de nouveau a pris naissance .

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