L’autre jour j’étais en cure chez Tara Jarmon ( bi-mensuelle, aux bienfaits qui ne sont plus à démontrer) quand j’apprends en discutant avec la vendeuse ( coucou Coralie !) qui s’inquiétait de ma mine souffreteuse, que le shopping avait un effet bénéfique sur le stress et l’anxiété. En fait, je le savais, je sais beaucoup de choses. Et donc, je rentre à la maison, bredouille, oui, j’étais juste passée pour dire bonjour à Coralie ce jour là, je me mets à jeter un oeil sur Internet, histoire de pondre un billet sur le shopping, et j’apprends que shopper, au contraire,  peut exposer à des maladies nosocomiales comme le Binge shopping, l‘Oniomania ou le déni de réalité.
Alors que pendant toutes ces années, j’ai donné généreusement ma carte bleue à toutes les boutiques de la rue Joseph Vernet ( la rue un peu chic d’Avignon) et mon corps à toutes les cabines d’essayage, essuyé les foudres de mon banquier qui doit avoir mon numéro de tel tatoué sur son avant bras, je me faisais contaminer en lieu et place de me trouver progressivement immunisée !
 » L’achat médicament  » que les Américains ont inventé aurait des effets secondaires gênants ?
Et bien, à cette question, je réponds catégoriquement : OUI et NON !
On pourrait penser que  » lécher les vitrines  » peut entrainer des maladies, mais envisager le shopping comme une ouverture potentielle vers de sournoises pathologies ?
Alors voyons-y plus clair :
Le  » binge drinking  » consiste à boire le maximum de truc alcoolisés dans le minimum de temps pour être ivre mort le plus vite possible ( nos enfants connaissent bien) . Le  » BINGE SHOPPING  » consisterait à acheter le maximum de fringues dans le minimum de temps. Après un chèque en bois anthologique, le «  BINGE SHOPPING  » conduit donc tout droit en prison ou au mieux à une bonne gueule ( interdiction ) bancaire.

Moi qui depuis trente ans lève le coude devant tous les D.A.B. de ma ville de Province, je peux dire que je tiens vraiment bien le shopping, par contre l’alcool pas du tout.
Et si, par malheur, il m’arrive d’entrer chez Hermès, et de ressortir avec un parfum, c’est jamais au grand jamais en titubant.
Bon, après il y a les boutiques pas chères chouettes. Zara, par exemple. Là toujours j’entre en jeun, sans avoir rien acheté avant je veux dire, et si je tripote un peu les robes dans les rayons, c’est malgré moi. Sauf l’autre jour où j’ai ressenti un peu comme un brouillard au niveau de mon cerveau, j’ai enchainé les shots de fringues et me suis écroulée ( il parait ), j’étais plus vraiment consciente, à la caisse sous mes paquets.
C’était exceptionnel. De toutes façons comme pour le vin rouge, un verre par jour c’est bon pour la sant

( Penelope Bagieu  Ma vie est tout à fait fascinante )

Bref, l’autre effet secondaire gênant c’est l’ONIOMANIA, l’achat compulsif considéré comme un trouble mental . Alors là si je regarde mon historique de navigation sur mon P.C. je visualise derechef que ce qui revient tout le temps c’est FACEBOOK. Bon, c’est vrai que çà et là, il y a des sites marchands. Mais ça c’est juste pour se détendre quand j’en ai assez des vidéos de chiens et de chats. Et puis franchement, avoir l’âge que j’ai, écrire des billets aussi pointus, ce serait possible sans se coltiner un peu à la réalité ? J’expérimente quoi ! Sinon, je serais un peu comme Marie Curie mais sans son microscope . De toutes façons si un esprit un peu inquisiteur mettait son nez plus avant dans mon ordi, il verrait que jamais au grand jamais, ou très rarement en fait, je ne valide mon panier. Je suis une shoppeuse du vide.

Quant au troisième effet secondaire : LE DENI DE REALITE, j’ai beau chercher, je ne vois pas de quoi il s’agit…(ah ah, pour les futés !)
Et vous, vous avez ressenti déjà ce genre de symptômes ?
En tous les cas, je reçois chaque année le bon pour aller se faire vacciner gratos contre la grippe et jamais je n’ai reçu un coupon pour me faire désintoxiquer du shopping !
Pas une preuve ça ?

 

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