De moi à vous

Merci !

J’ai autant adoré vous lire que la dernière fois et vous remercie de jouer le jeu de l’écriture. Je vous lis et j’ai le sentiment que ce blog dans cet échange trouve ses voix, qu’il devient ce que je veux qu’il soit : un endroit de partage, un lieu d’échanges où l’on apprend avec grand plaisir à se connaitre.

Je vous rends dans ce petit texte ce que vous m’avez envoyé . Merci encore !

Bien sûr il y a  » La peau  » … celle qui se suffit en elle-même pour faire une phrase chez Duras. La peau qui se fripe, les bras qui deviennent trop ramollos, le cou qui se ride, ces sillons qui parcheminent les visages, un extérieur qui ne convient plus à ce que l’on vit en soi . La voix qui serinait aux oreilles de la petite fille qu’on était ou du petit garçon: tiens toi droit(e), travaille pour réussir, tiens toi tranquille ou qui s’est tue parce qu’on aura préféré la laisser se taire dans notre histoire de vie, l’enfouir dans le Mille feuille des années.
Etre hôtesse de l’air, pharmacienne ou institutrice, médecin, « parfumatrice « , se jeter dans l’informatique qui naissait ou même Reine : épouser Charles malgré ses grandes oreilles et le tour était joué. C’étaient nos rêves. Il y avait en face un monde à sauver, une belle bagnole à montrer, des tours du monde. Les parents veillaient, mettaient en garde, interdisaient.
Et puis ce qu’on garde malgré les années ou grâce à elles, le foulard Hermès, le Perfecto qui conserve tous nos parfums successifs, la casquette du père qu’il portait comme Gavroche, le foulard ramené d’Espagne, le vieux sweat ou la marinière délavée, ce qu’on porte encore les jours où ça va ou ceux où le moral en berne, on a besoin de sentir sur sa peau quelque chose qui a été là dans tous les moments.

Toujours il est question d’histoire, du fil tiré entre l’enfant et l’adulte devenu, de la trace.
Alors si Marx est mort et qu’on ne se sent pas toujours bien, si le bonheur se multiplie quand on le donne, si la compassion, comme la générosité se nourrit d’elle-même, toujours il est question de donner de soi pour recevoir. Etre raisonnable nous colle encore des boutons de même que les gémissements continuels.
Le goût de la vie, il est partout, dans la rage qui peine à se calmer, dans les turbulences enfantines qui démangent toujours comme cette envie du débardeur qu’on mettra malgré les bras qui ballottent un peu, dans les  » grrrr « , les points d’exclamation, les colères qui se donnent à entendre entre les mots, dans cette absence de résignation qui est vôtre et mienne. Le goût de la vie malgré cette peur de l’abandon qui taraude encore, parfois.

5 commentaires

  • Aurélia Wlk

    Ma soirée avait bien commencé : après un plateau d huîtres , j ai emmené ma coupette de champagne rosé sur le sable et on a regardé le soleil tomber dans les bras de la mer … Je suis toujours émue de ce spectacle ….. Maintenant je lis les mots que tu as posé sur nos petits mots : me voici encore tout sourire devant …. En fait , ça me donne l impression d un film de lelouch , tu sais plein de bouts de vie de chacun mais un fil conducteur tout de même : toi .. Ç est vraiment chouette 😄
    Je tchine à ton écriture et je te souhaite un joli w. End Pascal …. 😉💋💋

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